J'écris parce que je ne sais pas parler. De cela, je suis sûre.
Ou peut-être que Lydie Salvayre ne
peut pas parler. Dans cet autoportrait qui joue avec le genre, elle
interroge son goût de la solitude et les racines de son allergie aux
codes sociaux. Sensibilité, générosité, drôlerie nourrissent le
baromètre intérieur d'une de nos plus grandes romancières. Et derrière
son humour canaille, elle dessine les paysages du seul pays qui compte à
ses yeux, celui de la littérature.
"Lydie Salvayre ne se raconte pas pour se flatter, mais pour taper
du pied, telle une danseuse de
flamenco, dans la fourmilière des convenances, des vanités et des
lâchetés. On l'applaudit."
Jérôme Garcin, Nouvel Obs