En 1939, suite à la chute de la République espagnole balayée par les troupes de Franco, un demi-million d’hommes et de femmes vont fuir l’Espagne. La France les accueillera dans des camps créés à la va-vite. Parmi ces camps celui de Couiza est resté dans l’oubli. Ce camp de concentration « discret », n’a pas fait parler de lui. Ou presque. À la différence des autres camps de réfugiés espagnols, celui de Couiza-Montazels qui ouvre début février 1939 dans le département de l’Aude, voisin des Pyrénées-Orientales, est réservé exclusivement aux femmes et enfants de moins de 15 ans.
Augustine Biosca a deux ans en 1939, lorsque
ses parents fuient l’Espagne et la Catalogne pour se réfugier, comme un
demi-million de personnes, de l’autre côté des Pyrénées, en territoire
français. Agnès Sajaloli, qui œuvra plus de 8 ans à la tête du Mémorial du Camp
de Rivesaltes, s’est intéressée au parcours d’Augustine Biosca,
particulièrement riche, intéressant et singulier, et dont l’expérience de vie
jalonne l’Histoire, mais raconte surtout la manière dont une très jeune enfant,
jusqu’à sa vie de femme adulte, se construit malgré le chaos de l’Histoire
Entrée libre